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Pascal Aubier

"À l’origine le monde était tout petit. Quand on s’approchait de lui, on voyait un petit trou du cul… En relevant la tête le long de la petite fente, on découvrait un ventre et deux petits ronds comme tes nichons et à droite pareil en noir. Et puis le cul et la fente en bas ouverte comme une fleur. Et puis enfin la fente remontée, les mamelons redressés, on découvre ton visage comme le cadeau des rois mages."
Extrait de "Sophia Erotica" (chapitre "Mes origines du monde") de Sophie Sainrapt
Pascal Aubier auteur

Marie Delarue

"Par les persiennes de ses yeux mi-clos Un vieux lion guettait le repos… Partout dans la savane on l’avait placardé : « Jour de paix aujourd’hui sur la Terre Frère lion est en méditation » En post-scriptum : « Les jugements léonins sont ajournés sine die ». Le roi se reposait. La gazelle attentionnée avait défrisé sa crinière et l’antilope limé ses ongles. Le tamanoir en tapinois d’un jet de langue avait tracé sa raie. L’éléphant d’un coup de trompe l’avait passé au jet. Ainsi toiletté de frais Frère lion méditait. Il pensait au monde et à son Créateur, aux couleurs, aux odeurs, À ses amies les bêtes, à son ennemi le grand chasseur Il pensait aux ancêtres, au temps, aux origines… C’est ainsi, dans la transe silencieuse de son demi-sommeil, que Dieu lui fit cadeau de la Genèse avec devoir de la transmettre au monde. La voilà donc, telle qu’il nous la conta." Extrait du texte "Eros noir" dans le livre "Les mondes magiques" de Sophie Sainrapt

Marc Desmazières

"Ici prude est rance De la fontaine de jouvence Coule la semence (…) Chardonneret rouge d’érection Plonge sous l’eau deuxième queue Dans abîme vulvaire en pâmoison (…) Peu importent menaces de l’au-delà Seules comptent ici-bas Jouissances de l’au-dedans (…) Créchant désormais chez Lucifer Saint âne palpe seins clairs Et dépiste de l’âme le cancer (…) Ce que je crois je peins Suivants croiront ce que je dépeins S’amumuse Hieronymus (…) Profitant des damnations alentour Désir frustré montre un bosquet À celle qu’il n’a pas eu dans le réel (…)" Haïculs composés pour accompagner les gravures de Sophie Sainrapt dans le livre "Variations sur Hieronymus B."

Emmanuel Daydé

"Une fois restaurées – pour la rétrospective du 500ème anniversaire de sa mort –, les peintures de Bosch montrent une vivacité colorée stupéfiante. [...] Sainrapt troque le coup de pinceau délicat du Flamand pour une peinture scintillante et grumelée à la Bonnard. Puis elle réalise une série de "tondos" incisifs au pastel, comme si elle regardait les peintures à la loupe – ou même si elle les prenait pour cibles –, avant de confectionner à partir de ces regards à la jumelle, sous une couverture de velours violette aux framboises écrasées, un précieux recueil de gravures ultra-colorées, tremblantes comme des mirages : "Variations sur Hieronymus B. " [...] Retournant la morale contre elle-même, les fruits sainraptiens, symboles érotiques turgescents et gorgés de sève, invitent au contraire à cueillir les fruits de la jeunesse ici et maintenant. [...]" Extrait du texte "Le jardin des Délices" dans le livre "Variations sur Hieronymus B." de Sophie Sainrapt

Robuste Odin

" Sur ta bouche viennoise et sucrée j’ai salivé, sur l’alèse la neige est monté, glissé sur tes œufs, cueilli tes mûres mûres, en chevelure caboté, sacristain torsadé. Attendrie tu m’accueilles à toi, je te compote et nous somminons ensemble, avant que le soleil, clément, s’horizontale. Et nous marchons dans les mains au levant, à l’orient de nos sangs. Tes joues rosissent de rires, je me sens utile. Fringalant je te prends, retournée, chemiser ton autre côté, tu es bonne comme une baguette, bien chaude, craquante, appétissante. Sûr et tapis, je jouerai à toi, tout doucement, un peu fort, des deux. Je ferai griller des tartines, pour ne pas que tu te rhabilles. J’ai récolté, de ton décolleté des recettes secrètes pieuses fumeuses, sacrées salées. J’irai allumer un cierge à toi et tu béniras ma couche. Nourrie, moite et pleine, tu feuleras fondue dans mes bras." "Couchée dans le pain", texte du livre "Rotor & Stator" avec Erolf Totort

Kevin Pierre

"À la tombée de la nuit fêlée par l’ombre d’une crise désertée, Nue, je me cherche dans un miroir. Ô mon miroir !! Comme une tapisserie de mille mots, enveloppée dans le voyage des saisons scandaleuses, je me retrouve toujours clouée en silence sur le rivage. De toutes les pensées que j’ai portées en moi, celles de mes mains sont les meilleures que mon corps puisse revêtir. Je porte des pensées qui portent le regard d’une femme solitaire. Des pensées qui portent mon corps Vouloir à tout prix déposséder le ciel de ses mystères. En déséquilibre, mon amour propre part en déroute, au rythme lent de mes faibles pas. Je pense aux craquements du vide qui réchauffent mes phalanges tremblantes. Je sors sous la pluie des étoiles filantes. Je traverse des murailles musiciennes, je nage vers l’immortalité dans l’espoir de me retrouver. Je continuerai de me chercher là où les mots ont pris fin. Je me chercherai partout, Dans mon cœur, Dans ce fameux miroir, Dans les moindres rues et dans tous les petits cris que l’oubli pourrait m’apporter Sans jamais me reposer. Sans jamais me fatiguer. Je me chercherai ! Ô mon miroir !!" [...] Extrait du texte pour le livre "Miroir, oh mon miroir" de Cristina Essellebée

ClaudYvans*

"[...] Noir-Voir Soulage la fatigue de nos yeux à voir le Noir Noir-Voir des Cœurs et des actes dérisoires Le Noir-Voir du Départ Qui soulage Sous l’âge En dessous de l’Expérience Noir-Voir Dance SOULAGE Peintre l’a bien exposé donné composé Sous l’âge de pierre L’âge guéri Noir-Voir au Profond Guéri au Profond Noir-Voir c’est Espoir d’un nouveau Temps plus tard mais Présent Déjà là Présent Puissant qui s’entend [...]" Extrait de "Noir Voir" dans le livre "Slam à la Fontaine" d'Alexandra Fontaine.

Alain Marc

[...] TOUJOURS LA VIE Ça Commence toujours par un chant Qui s’élève doux tout doux Ralentissement Comme dans une messe Toujours et toujours Ah ! Battements sourds et le Chant remonte à nouveau ce chant si pur Des entrailles Ah ! Nous tombons Mélopées qui s’amenuisent DANS LA NUIT DE L’ÊTRE - LA ROSSE Je sais que tu sais Regarde-moi bien dans les yeux C’est le moment de Crier Ta liberté ! Quand je te regarde dans les yeux Souris Souris à la vie ! Comme ce primate que tu es Énergie énergie Il va t’en falloir pour en venir à Bout ! Mais la vie sourit toujours à celui qui la Regarde en FACE ! Et Maintenant ACTION ! Si seulement [...] Extrait de "Toujours la vie" dans le livre "Slam à la Fontaine" d'Alexandra Fontaine.

Jacques Lombard

[...] Je ne pouvais pas refuser de trinquer en l’honneur du défunt et des ancêtres sakalava en général ! Il est sûr que l’on guettait ma réaction comme un signe de ma pleine participation au nouveau monde qui était le mien, et dans lequel les libations jouent un rôle si important ! Je portais la barbe à l’époque, ainsi qu’une moustache qui me fut d’un grand secours pour freiner la progression vers mon gosier des débris les plus divers, emportés par la pente de mon geste... [...] extrait du texte "Sakalava" dans 'Les Mondes magiques" de Sophie Sainrapt.

Mylène Vignon

"Qui mieux que la sensuelle Isa Sator, égérie des artistes et peintre de talent, pouvait à ce point représenter la beauté particulièrement appréciée de ces femmes mystérieuses, libres et extravagantes, qui ont donné à l’histoire de France, ce petit supplément d’âme qui en fait tout le charme et plus encore. Comme nous les aimons, ces cocottes qui ont souvent accompagné nos Présidents, parfois jusqu’à leur dernier soupir... de plaisir ! Qu’elles se nomment Liane de Pougy, dite la scandaleuse étoile des Folies Bergère qui a entretenu une correspondance avec Cocteau ; Émilienne d’Alençon, l’une des Trois Grâces de la Belle Époque, qui séduisit Léopold lI de Belgique ; La Belle Otero, danseuse exotique au Moulin Rouge, qui sera plus de dix ans la maîtresse du ministre Aristide Briand et fera tourner bien des têtes chez ces messieurs de la haute société, d’où son surnom de « Sirène des suicidés » ; Matha Hari, qui apprendra la danse érotique à Java. Depuis le musée Guimet, où elle exercera son art, levant le tabou sur la nudité, elle deviendra par le hasard des rencontres la plus célèbre des espionnes. La Païva, née à Moscou, qui grâce à un compagnon de route musicien, rencontrera Frantz Litz, Wagner, puis Théophile Gauthier et plus tard deviendra la maîtresse d’un riche cousin du Chancelier Bismarck. La Goulue, muse du peintre Henri de Toulouse Lautrec et égérie haute en couleurs du Moulin Rouge [...]" Extrait de la préface du livre "Les grandes cocottes" d'Isa Sator

Laurence Dugas-Fermon

[...] Ma nudité n'est pas ma sexualité. Je suis nue et je crée. Je pose. J'ose. J’inspire.  Je respire. J'inspire. Je suis vivante. Là. Nue comme je suis née. Pure et pleine de ma beauté. Nue comme une fleur. Nue comme un animal. Nue comme un arbre. Nue comme un roc. C'est à travers vos yeux que je suis salie. Ou que je m'illumine. C'est l'amour dans le regard qui fait toute la différence. Ou l'indifférence. L'encre coule.  Elle fait des cercles, des courbes, des sinuosités. Des tâches. Des pointes. Des vides. Des pleins. C'est l'amour du vivant qui transforme tout. L'œuvre prend forme. Je m'emplis de l'ambiance créative. Inspirée. Happée par la lumière. La colère est tombée. La nuit aussi. Je me sens pleine d'humeur féconde. Artiste. Riche de la passion et forte de la vie qui m'animent. Je ne baisserai pas les yeux. Et ma nudité crie ma liberté d'exister. Femme. FEMME. Libre. Sacrée. [...] extrait du texte "Baisse les yeux" dans le livre "Nue face au monde" de Sophie Sainrapt.

Christian Noorbergen

"Profondeurs humaines, profondeurs animales - Monica Mariniello, sculpteure, laisse parler les couleurs de la terre, et les arts premiers agissent en elle comme une formidable chirurgie d’âme. Toujours, elle cherche la vie dans la matière. Elle travaille à vif, au couteau. De l’animal à l’humain, de l’humain à l’animal, elle scrute l’essence animée des formes mouvantes et vivantes. Ses êtres-corps sont des êtres premiers, à peine sortis de leur gangue d’origine, et des allures de sérénité sacralisent leur rude présence. Quand l’art apprivoise les secrètes forces de l’univers, la terre redevient fabuleux sanctuaire. La sculpture est une langue plus ancienne que la peinture… Chamanique, voire animiste, et venant à bout de l’ordinaire individualité, Monica Mariniello retrouve la puissance d’impact des arts archaïques. Chez elle, la nature proche, l’esprit des lointains, le corps originel et les animaux-dieux rêvent à vie haute, comme des chocs de certitude acculés au réel. Étreignant les puissances pulsionnelles du règne animal et leurs étranges pouvoirs, les humains sculptés sont plus qu’humains. Ils se dédoublent souvent en entités animalisées, c’est-à-dire en couples fusionnels, féériques et sidérants. Prodigieux avatars en dé-monstration d’impensable existence. Art de sens à l’état brut. [...]" - Extrait du texte dans le livre "Terredevie" de Monica Mariniello

Marie Gatard

"Il est seul dans la blancheur celui qui largue la terre pour l’éternelle indifférence ou le frisson de la petite mort Il est seul celui qui le regarde partir [...] Une forme ne s’invente que déjà présente Sorti de son sarcophage le temps n’a pas d’âge [...] N’écoutant que le ciel des équilibristes sont partis sur le fil de l’horizon le vent de galerne souffle encore leur nom [...] Où les vierges ont un chant âpre et pointu dans la travée des femmes frissonne l’écume de dentelles Au replat de la cascade claque la blancheur des draps tirés à deux à bout de bras et dans le concert des galets d’eau douce le lit roucoule de cailloux limpides Pierre qui roule survit par curiosité " Extraits des textes du livre "Présences de Pierre" de Raâk

Rémy Beurion

" Conjurer le sort : être debout au Père Lachaise plutôt qu’y être allongé. La position verticale, contre le comptoir, est un engagement politique. Le debout et l’assis se jaugent sans arrêt, sur le champ de bataille du bistrot. Rien n’est anodin dans le fait de s’asseoir, de tirer sa chaise sur le carrelage lustré, de s’arrimer aux détails, de s’installer comme chez soi. Être debout, c’est snober, c’est jouer le périscope dans le sous-marin des autres, c’est être prêt à fuir en cas de besoin. Le debout et l’assis luttent contre la mort, chacun avec ses armes. Le premier pour la dominer, le second pour l’apprivoiser. On n’attend pas la mort debout, c’est réservé aux arrêts de bus. [...]" Extrait du texte "Le Père Lachaise" dans "Bijouterie Charcuterie" de Bernard Briantais

Erick Auguste

"Dans l’œuvre de Bernard Briantais, il y a de la Commedia dell’Arte, ce théâtre fait de bric et de broc qui rendait visibles les invisibles et les laissés pour compte, ceux qu’en haut lieu on nomme avec mépris les « sans dents », le « petit peuple », les « petites gens » (vu de là-haut tout est petit), le « citoyen lambda ». Les Zanni étaient les SDF de leur temps et Arlequin, dont les trous du costume furent bouchés par des losanges de couleurs pour faire joli, paradait sur les tréteaux nomades pour entendre rire les plus humbles à gorges déployées. Car point de misérabilisme ni de pathos déliquescents de charités bien ordonnées. Le Fou du Roi riait plus que le Roi, et si Arlequin se faisait pathétique et grotesque, c’était avec l’élégance que permet le recul. La distanciation ! Savoir rire de tout… et surtout de nous-même ! Rire des autres est à la portée de n’importe qui. Bien trop fastoche !"
Extrait de la préface de "Bijouterie Charcuterie" de Bernard Briantais

Ikesawa Natsuki

[...] Comment les dieux tirèrent des terres jusqu’à Izumo : Baigné par la mer du Japon, Izumo était à l’origine une toute petite province à l’ouest du pays. Les dieux avaient mal travaillé. On décida donc de tirer avec des cordes des morceaux d’autres provinces et de coudre le tout ensemble. Furent ainsi ajoutés à Izumo quatre lieux qu’on avait pris au loin : Shiragi no Misaki, Kitado no Saki, Kitado no Nunami et Koshi no Tsutsu no Misaki. Les cordes employées pour tirer ces terres lointaines subsistent encore aujourd’hui : l’une est la plage d’Inasa, l’autre la péninsule de Yumigahama. [...] La ligne d’une canne à pêche : Les poissons vous le diront : la pêche à la ligne, c’est un marché de dupe. L’appât est là pour qu’on y morde, et hop, vous êtes pris à la bouche et entraîné en deux temps trois mouvements par une force invisible. Les poissons ne se doutent pas que la tension du fil fait à elle seule le dispositif. Un auteur anglais définit la pêche comme suit : au bout d’une canne, un fil et un ver et à l’autre bout, un imbécile [...] Extraits d"une "gerbe de textes courts" pour le livre "Lien rouge" d'Alain Nahum

Philippe Charlier

"[...] Et ces mouvements qui évoquent la danse serpentine de Loïe Fuller ou les poses tragi-comiques des hystériques de la Nouvelle Iconographie de la Salpétrière* : celui-ci marche d’un bon pas, celui-ci vole dans les airs, celui-là semble retenu par un boulet, celui-là fait le grand-écart, celui-ci semble enlacer son double, celui-là semble sur une monture tout autant fantomatique, celui-ci tourne sur lui-même, celui-là disparaît, celui-ci enfle au contraire. Peuples de l’ombre, vous voici devenus visibles sous l’objectif du photographe ! Une métaphore des fantômes ? Bien plus, anthropologiquement : dans nos mouchoirs abandonnés au sol, il y a une part de nous même. Combien sont dangereux ces « petits morceaux de nous » laissés à la portée de tout sorcier : innombrables sont les maléfices qu’ils pourraient réaliser et diriger contre nous en usant de ces prolongements physiques et mystiques de nos corps. Comme on brûle ses ongles ou ses cheveux, on devrait pareillement dissimuler nos mouchoirs pour éviter toute magie noire, tout détournement de notre force vitale, tout « coup de poudre » potentiellement mortel. Pratique lointaine réservée au vaudou béninois ou haïtien, à la sorcellerie du Rajasthan ou aux superstitions océaniennes ? Au contraire, qu’on aille cheminer dans un cimetière parisien, dans une ruelle sordide de Naples ou dans des latrines athéniennes, et l’on se rendra compte que la magie est partout, et que sa matière première est faite de tout ce qui vient de nous… et se retourne contre nous. [...]". Extrait du texte "De biens curieux fantômes" dans le livre "Lien rouge" d'Alain Nahum

Jean Calembert

"[...] Le musicien déclare être le « Roi de Beaubourg ». Il nous salue en vitesse puis disparait, happé par un groupe composé d'autres bonimenteurs, jongleurs, cracheurs de feu et peintres sur trottoir. Après cet épisode qui nous a marqués, notamment le petit air de la Zoubida et la danse, je rentre à Bruxelles où la routine reprend son cours. On passe plusieurs week-ends à Paris dont un à chercher exclusivement, sans succès, la trace de notre énergumène. Fin novembre, il réapparait enfin, toujours avec le même accoutrement vestimentaire et deux grands sacs plastiques écossais et son vieil oud sur l’épaule. On s'assied sur un banc tout proche. Il bruine très légèrement, un crachin avec des petites gouttes d'eau qui paraissent flotter dans l'air sans provoquer de petits cercles dans les flaques d’eau environnantes. On est tous les trois frigorifiés, serrés l'un contre l'autre, sur une esplanade presque déserte. Le musicien parle le premier. [...]" Extrait de "Où vas-tu nuage ?", biographie romancée de Jaber, le Roi de Beaubourg.

les auteurs

Alain Marc

Christian Noorbergen

ClaudYvans*

Emmanuel Daydé

Erick Auguste

Ikesawa Natsuki

Jacques Lombard

Jean Calembert

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Laurence Dugas-Fermon

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